LES ENFANTS DU CME ET CMJ AU CŒUR DU DEVOIR DE MÉMOIRE
Publié le lundi 15 juin 2026 - Boissy-sous-Saint-Yon
À l'occasion du 81e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, les enfants du Conseil Municipal des Enfants et du Conseil Municipal des Jeunes ont pris part à la cérémonie commémorative. À travers des textes et des lectures préparés pour l'occasion, ils ont rendu hommage à celles et ceux qui ont combattu pour la liberté.
Voici leurs hommages :
Parmi tous ces soldats venus de loin, nous voulons aujourd'hui nous souvenir tout particulièrement de certains d'entre eux. Ils reposent ici, dans notre cimetière, à Boissy-sous-Saint-Yon. Ce sont des aviateurs. Ils étaient anglais, canadiens. Ils ont traversé la mer, quitté leur famille, leur pays, pour venir voler au-dessus de notre terre et sont tombés.
Aux aviateurs anglais et canadien tombés dans notre ciel.
Ils sont venus de loin, de très loin
Par-delà les mers et les horizons
Des îles d'Angleterre, des terres canadiennes, Ils ont pris leur envol, le cœur plein de raisons.
Ils sont montés dans leurs avions pour aller à l'assaut
Dans le froid et le vent, dans le noir de la nuit
Ils survolaient la France, les champs, les villages en bas
Et peut-être pensaient-ils à ceux qu'ils avaient quittés.
Ils ne nous connaissaient pas
Ils ne savaient pas nos noms, nos rues, nos maisons
Ils ne connaissaient pas Boissy, ses chemins, ses toits
Et pourtant, ils sont morts pour nous, pour notre liberté.
Le 5 juillet 1944 leur avion a été touché
Le ciel de notre ville a tremblé
Ils sont tombés sur notre terre
Loin de chez eux, loin de leur mère.
Certains venaient d'Angleterre
De Londres ou des vertes campagnes
Ils avaient laissé une fiancée, un père, un frère
Et ils ont tout donné, jusqu'à la dernière page.
D'autres venaient du Canada
Des forêts immenses et des lacs infinis
Certains parlaient notre langue, comme nous, comme ça
Et mourir en France leur a semblé juste, pour la vie.
Ils reposent aujourd'hui dans notre cimetière.
Ils sont loin de leur pays, loin de ceux qu'ils aimaient.
Mais ils ne sont pas seuls, ils ne sont pas étrangers
Cette terre qui les garde est leur terre aussi, désormais.
Nous, les enfants de Boissy-sous-Saint-Yon,
Nous venons aujourd'hui nous tenir devant eux
Nous ne savons pas tout d’eux
Mais nous savons qu'ils étaient courageux.
Dormez en paix¸
Leonard Taylor
Donald MORE
Colin Francis
John Alexender
Lawrence Francis
Philip Nairn Thomson
Alexender Gunn
Votre sacrifice n'est pas perdu
Nous sommes vos voix, nous sommes vos cœurs,
Nous sommes la France que vous avez défendue.
Cérémonie 8 Mai 2026
Aujourd'hui, 8 mai, nous nous souvenons. Nous nous souvenons de tous ceux qui ont donné leur vie pour que la France soit libre. Ils venaient de partout. Ils parlaient des langues différentes, ils avaient des visages différents, des croyances différentes. Mais ils partageaient le même courage, et le même espoir : celui d'un monde en paix.
Certains étaient très jeunes. Certains étaient à peine plus âgés que nous. Ils ont quitté leur famille, leur pays, leur maison, pour venir se battre ici, sur notre sol, pour des gens qu'ils ne connaissaient pas. C'est cela, l'héroïsme. C'est donner ce qu'on a de plus précieux, sa vie, pour les autres.
Ils venaient d'Angleterre et du Canada, des États-Unis et d'Australie. Ils avaient traversé des océans, quitté leur famille, leur maison, leur vie. Ils venaient d'Afrique du Nord, du Sénégal, de Madagascar, des Antilles et de la Réunion. Ils portaient l'uniforme français et ils sont morts sous notre ciel.
Ils venaient de Pologne, de Tchécoslovaquie, de Belgique et de Hollande. Leurs pays étaient déjà tombés, mais eux, ils continuaient à se battre. Ils venaient d'Indochine et du Levant, de la Nouvelle-Calédonie et du Maroc. Ils avaient vingt ans, parfois moins.
Certains croyaient en Dieu, d'autres non. Certains parlaient français, d'autres pas un seul mot. Mais tous croyaient en quelque chose de plus grand qu'eux : la liberté, la paix, l'espoir d'un monde meilleur. Ils n'étaient pas des héros de film ou de légende. C'étaient des hommes ordinaires qui ont réalisés des actes extraordinaires. Certains sont rentrés chez eux, blessés dans leur corps ou dans leur âme. Beaucoup ne sont jamais rentrés. Ils reposent dans nos cimetières, dans nos champs, parfois sans que personne ne soit venu pleurer sur leur tombe.
Mais nous, les enfants de France, nous sommes là pour dire que leur sacrifice n'a pas été oublié. Grâce à eux, nous allons à l'école librement. Grâce à eux, nous pouvons rire, jouer, rêver. Grâce à eux, nous pouvons nous lever ce matin et dire ce que nous pensons, sans avoir peur.
La liberté n'est pas quelque chose qui va de soi. Elle a été arrachée, chèrement payée, par des millions de vies données pour que nous puissions vivre debout. Alors aujourd'hui, nous leur disons merci. Merci à tous les soldats du monde qui ont combattu pour la France, qui ont combattu pour nous.


